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프랑스학연구

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Lutte de l âme, l au-delà, le rêve, l inconnu, l inconnaissable, Zola avait voulu l exprimer dans Le Rêve. Pourtant, Le Rêve est également un roman naturaliste. Les dossiers préparatoires nous le prouvent et évidemment son intention en tant qu’écrivain naturaliste est apparemment de mener un roman expérimental en dépeignant comment Angélique, change au contact de son nouveau milieu religieux, sous l’influence de ses parents adoptifs, les Hubert. En effet, Le Rêve a des élans spirituels, surprenants et même mystiques. En plus, comme Zola l’avait projeté, il peut être dans toutes les mains. Zola violemment critiqué pour avoir aimé dépeindre des obscénités, était perçu comme ne sachant pas décrire ce qui touche à l âme, ne sachant s’attarder que la réalité matérielle. Zola tenait donc à écrire un roman qui puisse prouver que cette critique est infondée. Et il a apparemment atteint son objectif en écrivant Le Rêve. Zola démolit la barrière entre la réalité et le rêve, celle d entre la mort et la vie et finalement entre le malheur et le bonheur. Ceci est devenu possible d abord par la focalisation interne. Par ce moyen, l auteur nous montre le rêve, la vision d Angélique. Ensuite, l écrivain nous présente une nouvelle interprétation sur la mort : la disparition d Angélique est conçue comme la concrétisation de son rêve, le sommet du bonheur.
Auteur des Tragiques, Agrippa d Aubigné est longtemps considéré comme un poète “isolé” ou “indépendant”, puisqu il ne se soumet pas aux courants poétiques qui conduisent de Ronsard à Malherbe. Ses productions poétiques semblent être vouées à la représentation avec une certaine vraisemblance de la destruction imminente. A travers les figures de l exagération, de l ironie, du climax et de l accumulation, le spectacle désolant d ici-bas est sans cesse décrit par la plume rude du poète qui refuse obstinément les fleurs de rhétorique du beau style. Si ce recueil redouble la vive représentation de scènes violents, c est que le poète désire de tirer les lecteurs en agitant leurs passions et leur esprit à l intérieur de cet espace de l écriture furieuse. Selon lui, nous ne sommes pas spectateurs, mais acteurs de cette scène devastée. Cette revendication d une écriture faite de rudes noms et de rudes vérités qu Aubigné aime à mettre en avant, elle nous montre un des rôles du poète : le poète doit recommander à ses contemporains de rester sensibles et les exhorter à reprendre le combat dans une époque où les signes inquiétants et menaçant se multiplient. La violence verbale des Tragiques suggèrent ainsi la croyance de l auteur non seulement sur le pouvoir de la parole poétique mais aussi sur l acte de se souvenir. Elle nous nous permet de mieux mesurer un poète-témoin qui s engage en fusionnant la parole et les armes à déclarer la guerre contre les misères de son temps.
La popularité des Fables de Marie de France se mesure au grand nombre de manuscrits médiévaux conservés. Elles contiennent des contes d’animaux et des écrits didactiques qui sont en effet les genres favoris de l’époque. Depuis que Claude Fauchet avait reconnu son nom dans l’épilogue et jusqu’au XVIII e siècle, Marie de France était surtout connue comme l’autrice des Fables. Mais à l’époque romantique, ses Lais, bénéficiant de la vogue de la celtomanie et de leur caractère lyrique, les ont supplantées chez les lecteurs comme chez les chercheurs. D’ailleurs, certains chercheurs, prenant à la lettre une affirmation de l’autrice dans le prologue des Lais, ont considéré que les Fables n’étaient que des traductions directes d’un sujet identifiable et les ont estimées inférieures du point de vue de l’originalité. Mais puisque les Fables ont leur prologue et leur épilogue propres, il nous faut les relire et essayer de les comprendre selon ces éléments, l’importance de l’épilogue étant soulignée justement par le fait que Marie y a fait figurer son nom. Notre étude se concentre donc sur le prologue et l’épilogue des Fables en suivant le développement rhétorique de l’auteur. Son prologue essaie d’abord d’attirer l’intérêt de son public puis emprunte l’autorité des Anciens pour légitimer sa rédaction. L’autrice y évoque les noms illustres d’Ésope et de Romulus de la même manière que, dans les Lais, elle se réclamait de l’autorité de Priscien, le célèbre grammairien du VI e siècle. Elle insère ainsi ses Fables dans la lignée ésopique, espérant doter son œuvre d’une autorité supplémentaire. Mais elle ne s’arrête pas là. Marie entreprend un nouvel essai avec l’écriture des Fables. Pourtant, Marie de France écrit en langue vernaculaire et non en latin, prenant de la distance avec la centralisation et l’unification que suppose cette langue. De plus, elle écrit en octosyllabe, vers qui est souvent employé dans le roman arthurien ou le roman courtois, ce qui met en valeur le caractère fabuleux.
Nous nous proposons, dans ce travail, d analyser le mot donc en tant que marqueur de hétérogénéité énonciative . Connecteur argumentatif d origine, ce marqueur peut marqueur différentes relations, autre que la causalité reliant un argument et une conclusion. Pour étudier le marqueur donc du point de vue énonciatif, nous relevons les faits de langue représentant le dédoublement énonciatif : d abord, donc peut fonctionner comme marqueur de reformulation. Reformuler, c est de reprendre l énoncé-source pour l expliquer ou le commenter. Cette activité est donc bel et bien méta-énonciative. Le commentaire réflexif à l aide de donc permet au locuteur de faire entendre le vox publica, d où vient la valeur polyphonique ; ensuite, la reprise est une activité polyphonique, par excellence. Une répétition d un énoncé antécédent nous fait entendre un échos imitatif et à travers cette activité, donc sert de marqueur de reprise, soit de l énoncé, soit de l énonciation. Selon les voix montrées, nous dégageons différents types du dialogisme : dialogisme interlocutif, intratextuel et auto-dialogisme ; enfin dans le style indirect libre, où on entend les voix en duo du narrateur et du personnage, le marqueur donc nous sert de signal pour révéler le changement de voix. Dans une interaction communicative, l activité méta-énonciative à l aide de donc donnerait au locuteur un double intérêt : d une part, en s appuyant sur la fonction argumentative sous-jacente de donc, le locuteur s offre une image d un être raisonnable et s attend à améliorer son ethos, en vue de persuader son allocutaire ; d autre part son appui sur le vox publica ou la voix de son allocutaire lui permettra de bouclier contre tous les attaques possibles.
Cet article commence par discuter combien la ‘Roue de bicyclette’ de Duchamp est lié à la questions de la machine. Alors pourquoi le vélo? Les théoriciens ont longtemps négligé cette question vis-à-vis de cette oeuvre modest de Duchamp. Elle est d’ailleurs une oeuvre périphérieque du “Grand verre” et un objet clé qui relie les trois personages comme Duchamp, Jarry et Pawlowski. Au début du XXe siècle, ils sont tous préoccupés du vélos et ont partagé le même intérêt profond pour la vitesse et le dynamisme de la machine. Pour eux, la bicyclette était une machine favorable pour développer l’idée de ‘l’homme machine’. Alors cet article se mène à étudier d’abord l’idée de homme machine chez Alfred Jarry tel qu’elle apparraît dans le roman “Surmâle”, et cela nous permettra aussi à savoir celle de Duchamp exprimée surtout dans le <Grand Verre>. Pour cela un petit dessein de lui, “Avoir l’apprenti dans le soleil” viendra à l’aide, car ceci étant une oeuvre périphérique du “Grand Verre” relie de façon allusive “Surmâle” et “Grand Verre”. A l’intérieur de ce processus d’étude, l’article éxaminera aussi la question de la quatrième dimensions, et convoquera à nouveau Duchamp, Jarry et Pawlowski au tour de leur même préoccupation qui est la quatrième dimensions. Ce hyper-espace est aussi liée à la question de “l’homme machine” mais cette fois-ci elle est plus philosophique et idéale.
Cet article consiste à examiner le déroulement et les valeurs de la révolte sénégalaise en Mai 68 ainsi que de ses diverses interprétations par l influence du mouvement de Mai 68 en France. Les étudiants de Dakar ont appelé à une grève illimitée et à un boycott des examens. La police a étouffé les émeutes sur le campus. Durant les combats de rue qui ont suivi, un élève a été tué et arrêté. Les syndicats se sont mis en grève pour soutenir les étudiants. Les manifestations étudiantes se sont transformées en une opposition au gouvernement sénégalais et à son président, Léopold S. Senghor. Le chef d’État, qui était aussi un poète, a fermé l université de Dakar et déclaré l état d urgence dans tout le pays. Cet évènement n a pas encore eu de dénomination exacte ni au Sénégal, ni en France bien qu’elle ait été appelée sous différentes appellations : la rébellion , la révolution , la démonstration , le mouvement ou la rébellion . Ces événements se sont déroulés presque simultanément avec Mai 1968 en France, et ont été influencés par l ancienne puissance coloniale, dont ils étaient cependant devenus indépendants. Mai 68 en France étant devenu un mouvement culturel révolutionnaire mondial qui est parti de Paris et qui s est propagé à Prague et à Chicago, il est certain que la révolte de Dakar faisait partie de Mai 68. Ceci étant, d un point de vue historique, la révolte Mai 1968 sénégalaise a été considérée comme un mouvement qui n’avait aucunement été influencé par Mai 68 en France. Cependant, le fait que la réponse apportée par le gouvernement sénégalais à cette révolte soit étroitement liée à la situation politique en France, peut être considéré comme étroitement liée à Mai 68. En outre, ne serait-ce que parce que le président Senghor a réprimé la révolte de Dakar sur le modèle de la méthode employée par Charles de Gaulle lors de la répression de la Révolution de Mai 68 en France, en l examinant soigneusement, on peut admettre que cette révolte de Dakar a été influencée par Mai 68. Toutefois, Senghor n a pas raison de dire qu elle a été impulsée par une force étrangère. Il serait approprié de dire que la résistance sénégalaise n’a pas été aidée par les mains de puissances étrangères, mais qu’elle a 158 프랑스학연구 87 naturellement rejoint dans ses actions le mouvement français de Mai 68, qui était devenu une révolte mondiale. Lors des manifestations du 68 mai au Sénégal, il est évident que les étudiants et travailleurs ont joué un rôle fondamental dans la revendication de la liberté et des droits en s’appuyant sur les valeurs et l’expansion mondiale de Mai 68. Cependant, ils ont mis davantage l accent sur les critiques de la situation à cette époque au Sénégal, à savoir, le régime néocolonialiste et la forte dépendance économique sur la France. Si l on examine attentivement la performance des personnages principaux de la révolte de Dakar : les difficultés en politique d’Abdoulaye Bathily, qui était un des représentants de cette révolte, une revendication continue de l’autosuffisance de N Diaye ou la déportation politique et la mort douteuse d Omar Blondin Diop, des liens pertinents entre la révolte de mai 1968 au Sénégal et de Mai 68 peuvent être trouvés
Du point de vue de la représentation ou de la reproduction, deuxième moitié du XIX e siècle attire nos regards. Tout au long du siècle, on voit tant de mutations sociales, économiques et culturelles. En parlant sur l’art de ce riche siècle, on a tendance à penser que l’impressionnisme et leurs héritiers offrent une sorte de motricité définitive à l’histoire de l’art et à lui laisser la place auréolée. Pourtant, les impressionnistes n’étaient pas seuls, qui démontrent une très sincère adhésion à l’époque et le désir de coïncider avec elle. On constate que le naturalisme a joué le rôle important dans ces représentations visuelles de la société. Malgré la racine idéologique du réalisme, le naturalisme fait l’éloge de l’expression des détails elles-mêmes qui nous demandent une interprétation sociale. Les peintres naturalistes se consacrent à la description exacte de la vie réelle en faisant penser les spectateurs aux autres références habituelles et en créant une sorte de narrativité. Les oeuvre d’Henri Gervex, chargées des matériaux référentiels, nous offrent un trou à travers lequel on observe la société ostentatoire. Ce qui fait le peintre naturaliste est l’œil d’introspection, pas l’habileté de la main, avec laquelle n’aboutit qu’à un art de l’illusionnisme formel. Il serait toutefois très exagéré de conclure que la peinture mondaine peut être élevée au rang du « grand art ». Pourtant, elle vaut une évaluation plus sérieuse en tant que produit de la société ayant besoin de préserver ses goûts, coutumes, et styles de vie. Cette considération pourrait contribuer à élargir nos perspectives sur l’art français du XIX e siècle, estimé pendant longtemps comme une liste des étiquettes des maîtres modernes.
Dans la société moderne, la question de l’alimentation et de la santé est devenue un sujet de débat actif dans tous les domaines de la politique, de la société et de l’économie. Au milieu de ces temps, il y a le «mangeur moderne». Cet article est un essai théorique sur son identité dans les changements de la société moderne. L identité du mangeur moderne est celle de la coexistence entre le mangeur et l’Autre. Cependant, le mangeur moderne n’arrive pas à coexister avec ce qu il mange, parce qu il ne connaisse pas l identité de la nourriture qu il consomme. L industrialisation et la mondialisation ont entraîné la reconstruction de la frontière entre la «bouche» de la communauté alimentaire et la «bouche» des individus, ce serait un facteur de souci, d anxiété et d incertitude pour le mangeur moderne. C’est pourquoi le mangeur moderne ne peut être un mangeur acteur. Le mangeur moderne, autonome et libre, est dans une situation où il peut choisir librement ce qu ils mangent, mais paradoxalement ils n ont pas le choix. Il est de plus en plus défini par son alimentation, ce qui entraîne une confusion croissante de l identité.
<Projet de travail sur la nature de la perception> est, pour autant que nous sachions, le premier texte philosophique de Merleau-Ponty, rédigé en 1933 pour l’obtention d’une subvention. Nous pouvons entrevoir, dans ce Projet très court, les problèmes et l’orientation philosophiques de Merleau-Ponty qui apparaissent dans La Structure du comportement et la Phénoménologie de la perception. En effet, il y traite du corps propre et de la perception comme problèmes philosophiques et s’oriente vers le “concret” en tant que domaine pré-objectif. Nous essayons d’élucider, dans cet article, comment la Gestaltpsychologie, H. Bergson, G. Marcel et J. Wahl influençaient Merleau-Ponty par rapport au contenu du Projet en 1933 où il s’est proposé de former sa propre philosophie. Nous rendons compte, de là, non seulement du contenu de ce Projet, mais encore comment Merleau-Ponty forme, influencé par eux, sa philosophie dans La Structure du comportement et dans la Phénoménologie de la perception. Cela revient enfin à expliciter, avec ce Projet, quelle signification ont la Gestaltpsychologie, H. Bergson, G. Marcel et J. Wahl dans le <premier Merleau-Ponty>.
On espère démontrer dans cet article, après analyse de la révolution culturelle en France, que le déséquilibre causé par le désir peut être réduit grâce aux particularités culturelles de la technique. La révolution industrielle a permis l’émergence de diverses prouesses techniques successives. Les inventions telles que la machine à vapeur, une nouvelle force motrice, la machine à séparer le coton, la machine à filer, la machine de filature et tissage et le métier à tisser qui sont des équipements de production de l industrie textile, et la technique de teinture se sont succédé. De plus, le transport par rail s est imposé comme une technique nécessaire pour l extraction de la houille. C est pourquoi on en déduit souvent que les innovation techniques étaient une cause de la révolution industrielle mais non que la technique a provoqué indépendamment un changement révolutionnaire dans l industrie et la société. La technique a été mise en œuvre en interaction avec plusieurs éléments culturels dans l ambiance sociale produite par la science et l économie. Toutefois,il apparaît clairement que l équilibre et l harmonie n accompagnaient pas les innovations techniques. En effet, premièrement on peut remarquer une différence dans la façon de progresseur des innovations techniques. Le nombre et l intensité de celles-ci à cette époque étaient tout à fait différents par rapport aux périodes antérieures. Deuxièmement le désir matériel se combinait avec les innovations techniques comme dans le roman d Emile Zola Au Bonheur des Dame. Le désir individuel s est uni à la technique pour jouer par un rôle majeur dans le changement social chez le bourgeois d alors. Il en est et résulté un accroissement de la vitesse et une perte d équilibre. Mais la diversité et la progressivité en tant que caractéristiques culturelles de la technique ont été mises en œuvre conjointement à cette époque. On ne peut pas dire que la révélation des caractéristiques culturelles d une technique dans le progrès de la révolution industrielle en France était remarquable mais on peut vérifier que celle-ci fonctionnait vigoureusement dans quelques cas qui s appliquent à l industrie textile. Cela veut dire que la perte de l équilibre et de l harmonie causée par le désir pourrait être compensée parles caractéristiques culturelles de la technique.
L’élection présidentielle française de 2017 est très fortement marquée par l’échec des candidats des partis majeurs de droite et de gauche n’ayant pas réussi à gagner leur place en finale pour la première fois depuis l’établissement de la Vème République. Comme Emmanuel Macron et Marine Le Pen qualifiés respectivement en première et en deuxième place au second tour de la présidentielle présentent fortement un caractère marginal comparés aux finalistes des présidentielles passés, nous avons considéré qu’il serait intéressant d’analyser les changements que ces deux candidats ont apportés au discours politique français. Nous avons choisi comme support d’analyse le débat télévisé de la présidentielle française de 2017 et avons tenté de faire une analyse en adoptant la théorie de l’analyse fonctionnel de W. Benoit. Nous pouvons résumer la conclusion obtenue suite au travail d’analyse comme suit : Premièrement, du point de vue synchronique, nous pouvons déduire que la présidentielle française de 2017 a montré une différence notable entre la stratégie discursive de Macron et de Le Pen suivant le cadre opposant le candidat dominant contre le candidat en position d’infériorité. Le candidat dominant, Macron, utilise une stratégie discursive tournée vers le futur consistant à mettre en avant le projet politique qu’il réalisera lorsqu’il sera élu tout en minimisant la mention de son adversaire alors que la candidate en état d’infériorité, Le Pen, présente une stratégie offensive tournée vers le passé visant à charger Macron de la responsabilité des erreurs politiques des cinq dernières années en le présentant comme successeur du Parti Socialiste. Deuxièmement, suite à l’analyse du thème du discours, nous pouvons déduire que les deux candidats ont tous les deux montré la particularité de faire plus de mention sur la politique qu’ils envisagent que sur la personnalité. Du point de vue diachronique, les deux candidats partageant le caractère marginal, inexistant chez les candidats des présidentielles passées, ont présenté en commun la stratégie privilégiant les projets du futur sur les politiques du passé.
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