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프랑스학연구

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Dans le cadre de cet article, nous avons examin40 œuvres littraires corennes traduites en franais, afin de savoir comment les traducteurs rendent les noms d’aliments. Nous avons relev256 de ces noms. La plupart des traducteurs littraires ont optpour une traduction explicative de ces mots et ces traductions n’ont gure causde problmes. La deuxime solution adopte par les traducteurs est la traduction par l’emprunt. Les noms d’aliments tels que “kimchi”et “soju” tant djconnus des trangers, l’emprunt parat raisonnable. Mais il y a un problme : ces mots ne sont pas crits de manire uniforme. Les lecteurs francophones risquent donc de les comprendre comme tant des mots diffrents. Les traducteurs doivent rgler ce problme en tablissant un systme de notation unifiqui tienne compte de la phontique franaise. Ils doivent aussi essayer de traduire davantage de noms d’aliments par l’emprunt. Comme la culture corenne est prsent mieux connue qu’avant, ce sera peut-tre une bonne stratgie pour la mondialisation de la culture corenne. Nos corpus nous montrent un autre problme : celui ole traducteur traduit diffremment le mme mot au sein d’une mme œuvre. Sauf s’il cherche ainsi viter une rptition, il est prfrable qu’il le traduise par un mme nom. Les confusions seront ainsi vites, et la culture alimentaire corenne pourra tre diffuse auprs des lecteurs. La traduction errone est problmatique pour la traduction des noms d’aliments ayant une signification culturelle, mais elle l’est aussi pour les simples noms d’aliments, parce que la traduction littraire a pour rle de faire percevoir l’altriten matire culturelle, et qu’elle ne saurait se rduire transmettre un contenu.
Dans cet article, nous tudions les proprits syntaxiques et smantiques des verbes de maladie en franais. Aprs avoir dfini les verbes de maladie comme les verbes qui reoivent des noms humains et/ou des noms de maladie et ainsi expriment les expriences de l homme en tant qu un malade, nous les regroupons en huit groupes smantiques : prsence de la maladie , commencement de la maladie , fin de la maladie , volution de la maladie , lutte entre l homme et la maladie , diagnostic de la maladie , transmission de la maladie , et traitement de la maladie . Parmi les verbes de maladie, on peut aussi distinguer les verbes supports, les verbes mtaphoriques et les verbes ordinaires. Les verbes supports s emploient surtout pour les groupes prsence et commencement de la maladie, tandis que les verbes mtaphoriques sont prfrs pour les maladies graves et dcrivent l acte de lutter contre la maladie, les difficults causes par la maladie, et l volution de la maladie. Quant aux verbes ordinaires, qui sont peu polysmiques, et appropris au domaine de maladie, semblent apparatre en gnral avec les verbes exprimant les actes de soins mdicaux. La description des verbes supports de maladie peuvent commencer par le verbe de base avoir et s tendre ses variantes d aspect, de niveau de langue, de l intensit, etc., mais il faut prendre en compte des traits spcifiques au domaine de la maladie comme contagiosit . Quant aux verbes mtaphoriques, il semble ncessaire de les aborder travers leurs rseaux mtaphoriques, comme la maladie est la guerre , la maladie est un animal , et la maladie est un tre qui se dplace , entre autres.
La variation dans la langue standard est une ralit de plus en plus reconnue et admise au sein de la communaut francophone, rejoignant en cela les mondes anglophones et hispanophone notamment. Comme nous l’ont appris la sociolinguistique et, de faon plus large encore, la linguistique variationniste au cours des quarante dernires annes, il est en effet de plus en plus difficile de concevoir et de prsenter le franais standard comme un bloc monolithique. Ainsi, la lgitimit de la variation gographique est maintenant acquise et les diverses communauts socioculturelles extra-hexagonales ont commenc se rapproprier ce qu’il est convenu d’appeler le bon usage, qui se trouve ainsi de moins en moins dfini en fonction de la France uniquement. Les variations linguistiques de la langue franaise continuent d’exister en France et hors de France. Des tudes montrent qu’il n’y a pas de socits avec une seule varit linguistique ou, de mme, un individu qui ne matrise qu’une variation. Mme en France, l’intrieur d’Hexagone, on trouve des variations linguistiques. Les diffrences peuvent tre lexicales, grammaticales ou phontiques. Ces diffrences peuvent paratre trangres pour les gens qui n’y sont pas habitus. Il est important de comprendre la variation gographique du franais. Dans ce travail, nous avons essay de savoir dans quelles mesures les variations gographiques du franais taient prises en compte en France et hors de France. Nous nous sommes donc concentr sur les variations gographiques du franais. Les phnomnes de variation gographique du franais taient principalement traits sous l’aspect lexical.
Le terme grammatical mode conditionnel apparat au milieu du 18 sicle dans un contexte de prminence des analyses grammaticales logico-smantiques du type greco-latin. Erron dans la mesure o il ne reprsente pas exactement la valeur d un conditionnel prsupposant une circonstance subordonne, il gnre, avec le terme pass compos qui cache sa valeur essentielle de l accompli du prsent, deux des plus graves consquences historiques nuisibles pour les apprenants de FLE. Ds sa naissance, la grammaire franaise fonde essentiellement sur la tradition logico-smantique, a discut les emplois de condition et hypothse dans le cadre du subjonctif malgr la rgularit de ses formes conjugues. Buffier, s appuyant sur le critre morphologique, fonde une thorie du temps conditionnel avec valeur de futur dans le pass et le nomme temps incertain . Grammairien clairvoyant, il a ainsi tabli avec raison un systme des temps verbaux symtrique avec ses sries de composs o se trouve le pass compos en tant que compos du prsent . Malheureusement, la grammaire franaise ultrieure a prfr conserver, avec le terme pass compos , ce terme imaginaire conditionnel introduit par Girard suite ses analyses exclusivement smantiques. Dans la grammaire anglaise, le terme mood conditional introduit probablement sous l influence de la grammaire franaise mais install inutilement dans cette grammaire vu la varit quasiment nulle de ses formes conjugues, sme une srie de discussions sans fin sur subjunctive/conditional et condition/hypothesis .
Ce travail concerne l actualisation des noms en franais : les signes linguistiques qui n ont rien voir avec la ralit peuvent renvoyer aux objets rels grce l actualisation. L actualisation en linguistique est donc un processus indispensable servant lier les signes linguistiques la ralit. Les noms communs montrent de faon claire cette actualisation : ils se combinent presque toujours avec un dterminant. Ils ne comprennent que les proprits smantiques abstraites, et les dterminants dlimitent ces proprits pour dsigner des rfrents concrets. Autrement dit, le locuteur est oblig de choisir un dterminant pour renvoyer l objet qu il veut montrer. On peut donc considrer que s il n y a pas de dterminant, le nom n est pas actualis : normalement, il ne peut pas dsigner l objet rel. Cependant l observation nous montre que la combinaison avec un dterminant n est pas toujours obligatoire, mme si le nom rfre un objet rel(ex. une femme chapeau). Et les noms propres, comme ils dsignent les rfrents individuels et particuliers, n ont pas besoin d tre dtermins pour identifier leur rfrent(ex. Paul, Valence etc.). Mais on peut quand mme trouver les noms propres combins avec les dterminants(ex. La France, La loire etc.). C est la raison pour laquelle nous avons voulu examiner l actualisastion des noms.
En gnral, le franais lmentaire dans la section ducation gnrale de l’universit est enseign par les professeurs corens, comptents et ayant plus de 5 ans d’exprience dans leurs domaines. Dans notre article, nous prsentons non seulement les diverses mthodologies des cours du franais lmentaire plusieurs formes de composition des professeurs - mais aussi l’analyse des enqutes ralises au dbut et la fin du semestre. Nous avons exerc ce cours de franais lmentaire en binme depuis l’anne 2011 et partir de 2015 pendant trois semestres seulement, il existait que le professeur natif enseigne seul. Nous exprimons la ncessit des cours de franais en binme. Mais d’aprs l’enqute, les apprenants choisissent les cours dispenss par un professeur coren. Si c’est un choix des tudiants, nous pourrons appliquer ce choix aux cours de franais partir du semestre prochain. En ce qui concerne la langue et la culture franaises, les apprenants auront moins d’occasions d’y accder s’ils suivent seulement les cours d’un professeur coren, aussi comptent soit-il. Cependant, les rsultats de l’enqute montrent aussi deux choix ambivalents. D’une part, certains apprenants dsirent apprendre un franais “authentique” et suivre un cours en binme ou avec un professeur natif simplement. D’autre part, certains prfrent un cours enseign par un professeur coren pour des raisons de communication. l’avenir, pour les cours de franais, nous appliquerons tous les moyens possibles pour arriver enseigner dans les meilleures conditions. Afin de perfectionner l’enseignement en binme et de dvelopper une nouvelle mthodologie efficace, il nous faut le soutien de l’administration. Ainsi, nous pourrons enseigner au mieux les cours de franais lmentaire dans la section ducation gnrale de l’universit.
Dans la prsente tude, je me propose d’attaquer un des avatars du concept ‘actant’ dans l’histoire de la smiotique franaise, savoir l’ide d’un corps-actant propose dans les annes 2000 par Jacques Fontanille, qui, depuis la mort de Greimas(1992), dirige de front la smiotique franaise. N d’un geste consistant accorder la fois la corporalit l’actant et l’actantialit au corps, le corps-actant se divise en deux types: le Moi et le Soi, plus prcisment en trois types: Moi-chair, Soi-idem et Soi-ipse. Alors que cette nouvelle typologie actantielle doit beacoup soit la phnomnologie de Merleau-Ponty qui fait valoir une distinction entre corps et chair, soit l’hermneutique de Paul Ricoeur qui se propose de distinguer entre identit-idem et identit-ipse, il est important de mettre la lumire l-dessus surtout dans le cadre de la smiotique franaise. Dans cette tude de caractre introductif, je me contente de prsenter d’abord les grandes lignes de trois types du corps-actant avec les exemples concrets avant de mesurer ensuite leur porte thorique. Pour fournir une vue d’ensemble thorique l’ide de corps-actant, je me concentre entre autres sur les deux notions suivantes, qui caractrisent la smiotique franaise: narrativit et smioticit.
Chez Simone de Beauvoir, l’existence est ambigue, parce que son sens est jamais fix, mais doit sans cesse se conqurir. L’ambigut indique donc ce caractre de l’existence humaine qui doit crer elle-mme le sens de la vie, sans avoir t dfinie au pralable par la pure essence. Selon Beauvoir, on ne peut pas l’liminer, mais doit l’accepter comme condition essentielle de l’existence; tous les efforts pour en sortir arrivent donc l’chec; c’est une vrit de l’existence. Dans Tous les hommes sont mortels, sa troisme œuvre romanesque, Beauvoir raconte cette vrit en tirant sa matire de la mort. La mort n’y signifie pas donc simplement le moment o la vie se termine biologiquement; elle s’y donne comme symbole de l’ambiguit de l’existence. L’auteur y raconte en dtail le processus dans lequel notre hros, Fosca, parvient la perte des qualits humaines comme consquence du choix d’une vie immortelle; ce faisant, elle veut dcrire le destin ontologique de l’homme, qui lui demande de mener son existence dans l’ambiguit. Dans ce contexte, cette œuvre peut se dire tout d’abord comme un rcit de l’chec; mais nous ne pouvons jamais la dfinir comme un rcit du dsespoir. Car, Beauvoir reprsente cet chec comme un point de dpart par lequel commence vritablement la vie humaine, en prouvant que d’accepter l’ambiguiIt comme condition essentielle de l’existence et de mener l’existence morale se mettent en corrlation. Ce message offert par l’auteur se dcouvre bien, si nous lisont cette œuvre surtout en portant notre intret aux vies des personnages divers que Fosca a rencontrs pendant environ 700 ans. Notre tude a donc pour but principal d’examiner comment ce message se concrtise dans cette œuvre. Nous ouvririons notre recherche par saisir ce que signifie d’accepter l’ambiguit comme condition essentielle de l’existence, et la raison pour laquelle cela doit se considrer comme point de dpart par lequel commence l’existence morale. Ensuite, en analysant la dmarche des vies des personnages qui arrivent reconnaitre l’ambiguit, nous saisirions quels principes propose l’auteur comme ceux qui permettent l’homme de mener actuellement l’existence morale. Nous esprons que ce travail pourra ouvrir une possibilit de comprendre concrtement les principes de l’existence morale supposs par Beauvoir et, en outre, offrir une chance de redcouvrir le message d’espoir propos de la vrit de l’existence que l’auteur aura cherch nous donner.
Nous dfinissons le roman pistolaire comme un genre littraire pour exprimer l’abme entre subjectivits et dvoiler la difficult voire l’impossibilit de se communiquer. Il s’agit, dans cette tude, d’examiner du point de vue formel et conceptuel notre ide sur le roman par lettres, et puis de la vrifier en lisant la dernire lettre des trois grands romans pistolaires au sicle des Lumires : Lettres persanes, La Nouvelle Hlose, et Les liaisons dangereuses. Si le roman de Montesquieu utilise les lments et les arts de l’pistolarit pour un renversement des sens et une critique du despotisme, si celui de Laclos pour dcrire la ruine de l’extrme dsillusion de la subjectivit et le monde prrvolutionnaire des opinions en cours de dissolution, La Nouvelle Hlose explore le plus fondamentalement la solitude de la subjectivit et toute l’implication de l’entre-lettres. Notre lecture comparative montre ainsi o gt l’essence du roman pistolaire des Lumires, et pourquoi le roman de J.-J. Rousseau peut tre considr comme une incarnation excellente de cette essence.
Assia Djebar, romancire la plus influente de la littrature maghrbine de langue franaise, est toujours consciente de la situation plurilinguistique algrienne o l’arabe populaire/dialectal, l’arabe classique, le berre, le franais cohabitent tout en soulevant la tension ou le conflit. Cette surconscience linguistique dont Lise Gauvin parle concernant la cration littraire des crivains francophones permet Djebar d’examiner la problmatique de la langue maternelle. Notamment, si le texte djebarien compos des sons divers comme le cri fminin de joie ou de souffrance se caractrise par l’criture de sistre, nom de la batterie egyptienne, la manire de transcrire la langue maternelle en franais serait un lment dcisif pour construire la particularit textuelle de Djebar. Tout d’abord, nous pouvons constater que un mot de la langue maternelle joue le rle de dclencher la volont d’crire. Pourtant, cette destinatrice devrait couteuse par laquelle les diffrentes voix des femmes algriennes porteuses de la souffrance cause par la socit patriarcale et par la colonisation pourraient se rencontrent. Par exemple, Lila, personnage principal dans le premier film de Djebar, intitul La nouba des femmes du mont Chenoua, rencontre les femmes de Cherchell pour couter leur exprience pendant la guerre d’Algrie.
Notre tude a pour but d claircir le conflit des interprtations autour d Antigone de Sophocle, tragdie qui n a pas cess d inspirer les crateurs (Garnier, Rotrou, Racine, Alfieri, Ballanche, Anouilh, Brecht....). Nombreux sont en effet les philosophes et critiques (Hegel, Heidegger, Lacan, Ricoeur, Mills, Irigaray, Butler....) qui ont essay d interprter les actions des hros de cette tragdie. Les r-critures et les polmiques violentes qu a fait natre Antigone de Sophocle semblent tmoigner donc de l inpuisable, le potentiel, l inachev d une oeuvre classique. On pourrait parler du fond agnostique de l preuve humaine , o s affrontent sans cesse l homme et la femme, la socit et l individu, les vivants et les morts. Si nous confrontons les deux variations imaginatives du texte ―Antigone de Brecht et Antigone d Anouilh―, c est surtout dans la perspective de l imginaire social : il s agit de la notion d idologie et celle d utopie, deux types d imaginaire social, selon Paul Ricoeur. Ces deux Antigones nous montrent une tension dialectique, chacun sa manire, entre l idologie et l utopie. Il faut dire ici que l idologie a la fonction ngative de dissimulation et de dformation, mais aussi la fonction positive, celle d intgration. l inverse, l utopie s oppose l idologie dans sa fonction de libration et de subversion totale.
Cet article a pour but d’expliquer thoriquement le genre de discours et le type de texte et d’illustrer leurs relations avec l’analyse structurale du texte. Le genre de discours a t une faon trs importante pour classer de divers textes. M. Bakhtine a dfini le genre comme type relativement stable d’noncs et a affirm que la communication humaine ne se ralise pas par les changes des phrases mais par ceux des genres. Malgr cette rputation de ce terme, il est difficile de s’en servir thoriquement, parce qu’il est une rfrence de classement trs influence par l’environnement social o il se placent, Comme le type de texte est dvelopp dans la tradition rhtorique, il est galement mis en valeur dans la linguistique. Le type de texte ne dtermine pas seulement la catgorie d’un texte. Comme ce type est saisi comme une scne dans un discours, il peut constituer une unit d’organisation du texte travers de diffrentes associations avec d’autres. Pourtant, le type de texte dj existant tait confondu au niveau de concept avec le genre. Cette confusion donne l’occasion mettre en relief l’aspect traditionnel du genre par rapport l’utilit du type de texte.
Accident nocturne de Patrick Modiano est connu comme un mlange d’irrel et de rel, un brassage d inconscient et de conscient. Comme nous dcouvrons ce roman se constituer d’lments oniriques, il nous semble invitable d’tudier ce roman suivant l’axe psychanalytique. Dans cette tude, nous tentons d’interprter le brouillement de l’intrigue du roman et l’embrouillement du psychisme du ‘je’(personnage-narrateur la premire personne), en faisant l’analyse de la temporalit et de la spatialit. Et cette analyse se base sur la mthode de l’interprtation du reve. Selon Freud, si la prise en compte de la figurabilit constitue un contenu dans les moyens oniriques, l’laboration secondaire fonctionnera dans les conditions oprationnelles ; tandis que le reve absurde se reprsente en images cohrentes par le travail de condensation (et de dplacement), il se dfigure simultanment par la contrainte d’chapper la censure. Nous admettons par hypothse que ce roman soit construit et configur par ces facteurs formateurs du reve. Le ‘je’ tend narrer en rendant le temps concis pour reprsenter la mmoire qui ne rsiste plus et l’oubli qui ronge sa vie. En effet, dans la narration du ‘je’, le temps au souvenir se spatialise : nous pouvons dire que le ‘je’, la recherche du temps perdu, d’un fil d’Ariane, se tient toujours en marge de la ville, du cot des banlieues de sa vie. Dans cette tude, nous cherchons dmontrer que les lieux de ce roman constitue un non-lieu et que ce non-lieu relve de la censure au niveau du mcanisme de dfense du ‘je’. C’est la raison pour laquelle nous nous proposons de faire de la nouvelle recherche sur les personnages principaux et leur psychisme autour d’Accident nocturne.
La catatrice chauve et Jacques ou la soumission d Ionesco se caractrisent par leur absurdit et leur rupture du langage thtral qui sont l origine du rire. Dans sa pice intitule La cantatrice chauve, sous-titre anti-pice , premire oeuvre dramatique de Ionesco, il n a fait rfrence que deux fois la cantatrice chauve, personnage dont on ne sait rien et qui n apparat jamais sur scne. C est une stratgie bizarre. Il conteste les conventions thtraux classiques et bouleverse les directions du sens pour produire le rire. Il s agit de son thtre de l’absurde, celui qui donne naissance des pices sans hros, sans cohrence entre les actes, sans action, sans intrigue. A partir de la structure de la rupture et de l histoire incohnte, Ionesco tente d approfondir l esthtique du comique. Bien sr, la satire et le comique de ces pices dominent, tantt amuse, tantt tragique. Dans Jacques ou la soumission, le dialogue des personnages comme un jeu du signifiant sert crer le discours comique, varier le rythme. Les personnages d Ionesco, tout droit sortis d un manuel de langue, ne s expriment que par paradoxes, disent une chose pour aussitt affirmer son contraire, trouvent une inanit du lanage dramatique. Cependant, trs vite, le langage des personnages d Ionesco est devenu ironique, se libre de toute contrainte dramatique, et l on assiste aux forces comiques du langage thtral. D’o vient le mode de l’absurde et le monde du rire. Il en rsulte un petit chef-d oeuvre comique d Ionesco, trait sur l absurde, variation sur la btise et paradoxalement loge du pouvoir du langage. Hritier d Alfred Jarry, il conoit le thtre comme le lieu de tous les possibles, comme la projection de fantasmagories intrieures dont la scne ne peut donner qu une vision approche comme le comique du discours. Alors, Ionesco n en est pas moins l hritier du vieux fond comique. Ionesco s inscrit dans la tradition de la farce.
Les critiques sociales de Ponge traduites par les pomes satiriques cessent d’apparatre dans ses œuvres potiques aprs 1926. Elles ne disparaissent pas totalement, puisqu’on en retrouve des traces dans ses pomes du Parti pris des choses. Se retirant des activits extrieures, Ponge prpare des bombes potiques visant renverser les ordres littraires et sociales du pass. Il dispose seulement de vingt minutes par jour pour s’appliquer la fabrication de ses bombes partir des objets concrets ; celles-ci auront des formes trs closes et fermes. Sa potique se caractrise par une rhtorique par l’objet selon laquelle ce n’est pas le pote mais c’est l’objet lui-mme qui dcide de la forme du pome. Cette nouvelle rhtorique s’impose parce que l’on a compris que la rhtorique ancienne l’intrieur du systme euclidien ne fonctionnait plus partir de la fin du 19e sicle. En fait, les figures de rhtorique classiques partageaient avec la gomtrie euclidienne des termes tels que les ellipses, les hyperboles et les paraboles. L’invention d’une nouvelle rhtorique se dclenchera par le refus des rgles anciennes et par un changement de la faon de regarder le monde. C’est un pome-formule que Ponge considre comme le modle potique. La forme de la perle belle, concise et close, comme on le constate dans L’Hutre , en est un exemple.
Ce qui retient notre attention par rapport au Misanthrope, reconnu pour le plus grand chef d’œuvre de Molire, c est qu’il y a pu donner l’impression d’avoir produit un comique apparemment paradoxal dit ‘pathtique’ avec son dnouement peu heureux au personnage central en dfaite complte en matire de son amour et de sa vie sociale. On se demande alors dans quel but il a risqu d’encourir cette irrgularit dramatique aux yeux de ses contemporains, et comment il l’a justifie au cours de la progression de l’action dramatique et de la construction du caractre comique des divers personnages. Il est intressant de noter que l’ide de l’amour-propre peut servir saisir le caractre spcifique et fondamental des comiques particuliers de chacun des personnage de la comdie dans la mesure o l’amour-propre est une sorte de personnage de thtre qui agit sur leur comportement leur profit par les artifices trompeurs, et, paradoxalement, finit par retourner contre ses personnages force d’aveuglement et d’illusion de soi sur soi. Pour cette raison, les personnages de la comdie se comportent l’encontre des leurs attentes d’tre aimes et reconnues, non seulement de la part d’eux-mmes mais aussi aux yeux des autres, bien qu’ils soient radicalement contrasts dans ce qu’ils poursuivent sous la conduite de l’amour-propre.
Il est d autant plus ncessaire de restaurer et de redfinir l identit historique et culturelle de l Afrique, que la plupart des tudes africaines, y compris celles de l histoire, n arrivent pas s echapper la perspective eurocentrique. En tant que mthodologie historique pour la recherche d une nouvelle histoire de l Afrique, il nous semble important d tudier les traditions orales et la culture populaire de l Afrique. Les chansons seraient ainsi des ressources importantes pour tudier les modes de pense des Africains. tant donn que chaque chanson provient d une communaut ou des gens normaux, elle reflterait ventuellement les opinions de la socit et des individus. Les colons belges ont su que les performances culturelles du peuple Bakongo jouaient un rle important dans la cration ou la destruction de l autorit politique et religieuse. C est la raison pour laquelle les belges ont interdit les performances culturelles afin d empcher la rsistance des populations Bakongo.
Notre tude consiste reconstruire une histoire des ressources financires de l’audiovisuel franais de sa naissance nos jours, de manire faire surgir des relations entre ces ressources et l’indpendance de l’audiovisuel. La redevance audiovisuelle est considre pour le gouvernement comme une bonne raison de traiter et contrler l’audiovisuel comme un service administratif. De la critique sur le monopole de l’Etat l’audiovisuel rsulte sa libralisation au dbut des annes 1980. Elle donne une excuse l’ouverture de la porte la publicit. La publicit qui permet de financer l’audiovisuel sans la charge financire du tlspectateur risque de saper le caractre public de l’audiovisuel. Aprs une priode stable dans les annes 1990, le march de la tlvision franaise se glisse rapidement dans une concurrence froce de la publicit. La concurrence excessive entrane la rforme financire de l’audiovisuel public en 2009. Malgr cette rforme, dans un environnement numrique, la concurrence des chaines prives pour la publicit ne devient qu’accentue. De plus, les nouveaux services de l’audiovisuel sur internet empitent rapidement le march de la publicit. Malgr cette tendance l’augmentation du poids de la publicit, l’audiovisuel franais garde encore l’quilibre entre la redevance, la publicit et l’abonnement. Cette diversit des ressources financires est importante pour l’autonomie de l’audiovisuelle et donc la diversit culturelle.
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