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프랑스학연구

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Chaque année, un nombre constant d étudiants partent poursuivre leurs études dans une université d accueil en France. Ils doivent à présent faire face à une nouvelle culture éducative et des méthodologies de travail nouvelles. La prise de notes, activité dont la complexité est souvent ignorée, est au cœur du travail universitaire français. Malgré son importance, elle représente une grande difficulté pour les étudiants coréens qui témoignent de leur manque de préparation. Cette pratique est nouvelle pour la plupart d entre-eux. Les étudiants coréens confient donc dans cette étude être livrés à eux-mêmes et développent des stratégies personnelles à l efficacité relative. Cette difficulté méthodologique apparaît parfois comme une source de stress importante et joue sur la motivation, et donc à fortiori, sur la réussite de leurs études. Mettre en place en amont des modules d entraînement et de sensibilisation aux différentes méthodes de prise de notes ainsi qu une présentation des procédés abréviatifs poserait les bases d un plan de formation et une aide importante pour les futurs étudiants d échange.
Les connecteurs sont abordés en grande partie dans les deux domaines, de la sémantico-pragmatique et de la communication orale comme CA (Conversation Analyse). La présente étude introduit les démarches effectuées par rapport au traitement des connecteurs dans le domaine de la linguistique informatique, qui sont d ordinaire assez peu discutés dans les autres domaines linguistiques. Du point de vue de la linguistique informatique, les connecteurs sont considérés comme explicitant la frontière des segments du discours à plusieurs niveaux et comme signalant les relations de discours, appelées également relations rhétoriques ou relations de cohérence. Les approches que nous allons explorer ici sont les suivantes : - Grosz et Sidner (1986) sont les premiers, à notre connaissance, à avoir remarqué la capacité des connecteurs à rendre compte de la structure des discours ; - Mann et Thompson (1988) ont quant à eux posé la problématique concernant la fonction des connecteurs dans la hiérarchisation des segments du discours ; - Sanders, Spooren et Noorman (1992) ont démontré par des tests empiriques que les connecteurs servent effectivement à représenter les relations du discours ; - Sur la base du travail de Knott (1996), Webber et Joshi (1998) ont proposé d intégrer les connecteurs dans l annotation sémantique des discours, afin d appliquer le modèle de TAG (Tree-Adjoining Grammmar) à l analyse sémantique du discours. - Penn Discourse Treebank (PDTB) réalise actuellement cet objectif en annotant 100 connecteurs les plus représentatifs dans un corpus d articles journalistiques appelé Penn Treebank (PTB). Pour le français, nous pourrions considérer que les corpus ANNODIS et FDTB (French Discourse Treebank) basé sur LexConn sont les projets les plus récents d annotation sémantique des discours : - ANNODIS, projet mené conjointement par les universités de Toulouse et Caen, s appuie sur deux processus complémentaires : l ascendant à travers la structure multi-échelles et le descendant basé sur les relations de cohérence. Dans les deux processus, les connecteurs mettent en évidence l organisation sémantique des segments du discours, surtout en révélant la structure énumérative et les relation de cohérence ; - En appliquant le répertoire des connecteurs et les contraintes morpho-syntaxiques proposés par LexConn (Roze et al. 2012), FDTB (French Discourse Treebank) accomplit l annotation sémantique des connecteurs dans un corpus d articles du quotidien Le Monde. Ce projet reprend, dans les grandes lignes, les principes proposés en PDTB, mais il s appuie toutefois sur des analyses linguistiques plus fines que PDTB. Notre travail pourrait contribuer à élargir la portée des discussions actuelles sur les connecteurs et mettre en perspective de nouvelles applications industrielles en exploitant les résultats obtenus par les recherches linguistiques du discours et des connecteurs.
Nous avons pour but d examiner comment se concrétise la réflexion de Simone de Beauvoir sur les principes de l existence morale, dans son troisième roman métaphysique, Tous les hommes sont mortels. Dans cet article correspondant à la première partie de notre recherche, nous analyserons tout d abord le texte en portant nos regards aux histoires des deux personnages qui ont échoué à l existence morale par la mauvaise foi : d une part, l histoire d une femme qui s appelle Régine, rattparée par le désir d immortalité, d autre part, celle d un homme qui s appelle Fosca, restant immortel depuis le XIIIe siècle, après avoir bu l élixir ; à travers cela, l auteur exprime l intention d ouvrir pleinement aux lecteurs toute la possibilité de dessiner eux-memes la figure idéale de l existence en se référant à ces exemples d échec. A nos yeux, dans le texte, Régine joue avant tout le role de concrétiser les deux causes principales qui conduisent les hommes à etre séduits par le désir de mauvaise foi, supposées par Beauvoir : autrui et mort; Fosca s y exige d accomplir le role en tant que destructeur de l illusion de Régine sur l immortalité, ainsi que prophète qui lui avertit un avenir tragique dans lequel elle serait si elle ne sortirait pas de son désir de mauvaise foi, c est-à-dire, celui de vivre au-delà de toutes les limites humaines. L analyse de leurs roles nous aidera donc à comprendre bien non seulement la réflexion sur la mauvaise foi que l auteur a développée pendant les années 40, mais aussi sa conviction de l interrelation entre le choix de vivre dans la mauvaise foi et la perte des qualités humaines.
Cette étude a pour but d analyser le sens de l existence dans les œuvres de François Mauriac à travers la théorie des stades existentiels de Kierkegaard. Pour les héros mauriaciens si misérables qu ils soient, vivre c est avoir l expérience d un mouvement infini, d un dépassement indéfini d eux-mêmes. Cette recherche de dépassement n est pas un désir de se réfugier derrière un monde déjà tout fait, mais un désir de se choisir à la croisée des chemins de la vie. Exister, au sens littéral, cela veut dire sortir de soi, se dépasser, se transcender. L existence, en ce sens, est un dépassement de la simple réalité comme de la vie purement biologique. On peut vivre sans exister comme Bernard de Thérèse Desqueyroux. C est ce qui se passe dans l existence de mauvaise foi où tout le monde fait semblant d être lui-même alors que fondamentalement il ne l est pas. Dans l existence digne de ce nom, l homme refuse de se contenter de la vie paresseuse, la vie sans existence, et ose se projeter dans l aventure existentielle. Dans le stade esthétique, l homme cherche à se séparer de son ombre sans pouvoir y parvenir jamais. L esthéticien comme Thérèse et Louis cache son malaise sous des dehors recherchés. Mais ils vivent en réalité dans la douleur. En recherchant du temps perdu, ils creusent l écart entre le présent et le passé. Entre l esthétique et le religieux, il existe un stade intermédiaire qui s appelle le stade éthique. Le propre de l éthicien est en effet de devenir en se choisissant. Or, la décision de se choisir peut naître du désespoir de l esthéticien. Au stade éthique, un moi rencontre un autre moi avec lequel il se lie en un rapport durable, et un moi rencontre le général et s insère dans une communauté. C est le cas de Louis dans la deuxième partie du Nœud de vipères, et surtout de Jean et Noémie du Baiser au lépreux. Le choix éthique implique l acceptation de certaines limites. L éthicien devra donc, tendre vers une transcendancee. Dans le stade religieux, il s agit de se résigner. L individu opère alors le saut dans la foi. Mais d où vient le paradoxe. Par la foi, on ne renonce à rien, on reçoit tout. Comme Jean et Noémie du Baiser au lépreux et comme Xavier de l Agneau, l homme religieux, en se résignant et en se choisissant de mourir pour autrui, reçoit la béatitude éternelle et retrouve une communication véritable avec autrui dont il devient le prochain.
Le but de cet article est d étudier la possibilité d une politique psychanalytique basée sur la conception lacanienne de l Autre barré. La politique psychanalytique consiste à développer l éthique du désir dans le projet politique qui aboutira à son tour à la libération des sujets. Le désir peut être là une condition de l émancipation humaine. En effet, il est généré autour de l absence du grand Autre qui est défini commme le maître absolu. La psychanalyse a le dynamisme parce qu elle prétend aller au-delà des limites de l impossibilité du désir et invite à se diriger vers la Jouissance. Cette étude sur la possibilité d une nouvelle libération humaine se compose des trois sections suivantes: Tout d abord, la vraie signification de l Autre barré et son effet sur le sujet Deuxièmement, la nature réelle de la destitution subjective et la traversée du fantasme Troisièmement, la possibilité politique de la libération et de la liberté dans les horizons politiques Bien que des nombreux études soient référés à l Autre barré, il y a peu de travail qui donnent de l importance à ce concept comme la condition d une auto-réalisation active du sujet et de la possibilité de la libération. L éthique du désir coçu comme la réalisation de l individualité dans une dimension existentielle est inévitablement liée à cette planification politique qui crée des choses communes en solidarité avec d autres sujets. Tous ces points peuvent être examinés à l aide de l analyse profonde de l Autre barré.
Le but principal de cette étude est de proposer un modèle de l éthique communicationnelle dans le cadre de l analyse des phénomènes noirs de la violence dans toute œuvre de Sartre. Intellectuel engagé, il n est pas indifférent à la violence durant sa vie. Au contraire, il y a fait face en déclarant la guerre contre elle. Lorsqu il s agit de la violence chez lui, il serait bon de noter que son intérêt pour elle commence à partir de la période où il habite La Rochelle. Il y a appris que les rapports des hommes sont fondés par la violence. On a tout lieu de regarder de près cette période, car c est en partant d elle qu on tente d établir le modèle en question. En fait, le jeune Sartre a réagi à la violence de ses amis rochelais par deux manières passive et active, et aussi par la parole combinée avec l imagination. Ce qui attire notre attention, ce sont deux choses suivantes : l une est que ces trois cas résument bien trois moyens majeurs qu on mobilise généralement pour réagir à la violence quelconque, et l autre est que dans ces trois cas, on peut discerner quatre paramètres utiles à notre modèle. Pour ébaucher ce modèle, on a essayé d éclaircir les relations entre ces quatre paramètres : violence, communication, éthique et langage. La violence peut être considérée comme un langage, un des moyens de la communication dont un des buts est de réaliser pleinement l Être de ses participants. La violence est liée à l éthique qui a besoin de la réalisation pleine de l Être des hommes. Le langage, combiné avec la dimension imaginaire, dont un des exemples est la littérature, peut concurrencer avec la contre-violence pure dans la lutte contre la violence déjà existante. On espère que ce modèle fonctionnera bien et qu il sera fructueux dans l analyse du pandémonium du continent Sartre.
Notre étude a pour but d envisager les fonctions diverses de musique en tant que principe principal dans les pièces de Beaumarchais. Par cette étude, nous avons pu confirmer qu il a fait usage de la musique aux trois dimensions. En premier lieu, il s agit de la dimension intérieure de la pièce. Les personnages expriment, en chantant, leurs émotions et leurs sentiments, signalent l attitude et la conception de la vie, expliquent les situations et les conditions, et persuadent leurs rivaux ou leurs maitres. La musique dans ses pièces est à la fois, moyen de caractériser les individus, catalyseur permettant de avancer les actions, dispositif de former la structure du récit, outil de transmettre les messages de l auteur. En deuxième lieu, il s agit de la dimension métathéatrale. Le dramaturge insinue par la musique la réalité du monde du théatre. Il en révèle les mauvaises habitudes et les abus en témoignant la condition de création artistique. En dernier lieu, il incarne par le biais de la musique, les idées de la philosophie des Lumières. Sont traités de façon sensible et raffinée le critique de la médecine incompétente et des médecins autoritaires, l accusation de la réalité sociale des femmes refoulées et discriminée, et la révolte contre la société hiérarchisée. En fin de compte, la musique est chez lui, moyen de produire les significations internes de la pièce, mirroir reflétant la réalité du monde du théatre, loupe révélant l abus de l époque, à la fois.
Marie de Gournay est poète et auteur de plusieurs discours mais elle est surtout connue pour etre la fille d alliance de Montaigne et l éditrice de ses Essais entre 1595 et 1635. Dans l histoire de l évolution du texte, Gournay montre qu elle est une éditrice remarquable, donnant une forme définitive du travail de correction interrompu par la mort de l auteur. Mais notre étude consiste surtout à examiner la préface passionnée qu elle a écrite à cette occasion, longue de dix-huit pages in-folio et suffisamment polémique pour avoir été remplacée dans quatre des éditions par un avertissement de quelques lignes. Gournay s investit dans le projet pour donner une forme complète aux Essais et contrer les éditions posthumes illégales qui ne respectaient pas l esprit de l auteur. La première édition parait en 1595 et comporte la fameuse préface. Argumentant d un ton ferme, Gournay y répond point par point aux calomnies et aux reproches faits à Montaigne et à ses Essais. Ces critiques portaient essentiellement sur l abus du latin et des néologismes, l usage du gascon, l obscurité du texte, le mépris des convenances, certaines affirmations pouvant faire douter de l orthodoxie religieuse de Montaigne et son propre projet de se peindre. La manière qu a Gournay de présenter et éditer les Essais résume les demandes à la fois idéologiques et commerciales des imprimeurs du XVIIe siècle. Et cette apologie élogieuse pose la question de la réception des Essais et ouvre un débat critique sur l auteur et son oeuvre.
Le dernier Merleau-Ponty critique la notion de Cogito tacite de la Phénoménologie de la perception. Et il pense que beaucoup de difficultés de la Phénoménologie de la perception sont provoquées par la philosophie de la conscience qu il qualifie de structure conscience-objet . Ici, nous pouvons sans peine trouver que le Cogito tacite renforce ou maintient les difficultés qui sont provenues de la structure conscience-objet de la Phénoménologie de la perception. Dans cet article, nous essayerons d abord de reconstruire en quel sens le Cogito tacite est impossible dans la Phénoménologie de la perception en prenant l autocritique de Merleau-Ponty pour fil conducteur. Et puis, nous chercherons à montrer quelles sont les difficultés que le Cogito tacite y provoque. Le Cogito tacite empeche que nous ne nous ancrions en ne faisant pas du corps phénoménal le véhicule d etre au monde mais que le sujet qui coupe son lien avec le monde. Il empeche aussi que la conscience réflexive ne s enracine dans le monde, ce qui revient à dire que cette difficulté concerne la question de la possibilité de la Phénoménologie de la perception. Et nous chercheront enfin à démontrer l impossibilté de la Phénoménologie de la perception en distinguant deux ambiguïté qui y sont présentes: celle dans les phénomènes perceptifs dont on fait la simple description et celle dans les phénomènes tels que la réflexion auxquels s applique le Cogito tacite. Dans cette démontration, nous mettrons encore en lumière comment cette dernière empeche que Merleau-Ponty en tant que philosophe ne participe, malgré lui, à l ambiguïté comme phénomène.
L objectif de cette étude est de suivre le changement du rapport ambigu que Sartre a entretenu avec la psychanalyse pendant toute sa carrière. Avant la guerre, Sartre élabore sa théorie de la mauvaise foi pour faire échec à l hypothèse freudienne de l inconscient et pour dévoiler le mode d être de la réalité humaine en opposition à celui des choses. À la fin de l Être et le Néant, Sartre expose sa conception d une psychanalyse existentielle qui se donnerait pour tâche de dégager le choix fondamental qui commande les multiples décisions d une existence, des plus anodines aux plus importantes. Tout en soulignant la parenté de leur perspective, Sartre oppose à la psychanalyse freudienne une psychanalyse existentielle. Après la guerre, Sartre tente ambitieusement d unir le marxisme et la psychanalyse sous les auspices de son existentialisme. En rejetant le déterminisme mécaniste de Freud et de Marx, Sartre revendique la science humaine plus humaine. Ainsi, dans Questions de méthode, Sartre expose les données d une nouvelle méthode qu il appliquera dans L Idiot de la famille. Cette méthode, il la nomme une méthode progressive-régressive , dont l originalité réside avant tout dans le mouvement du va-et-vient constant entre le passé et le présent, entre l individu et le social, entre l homme et l histoire. Dans ses études toujours subtiles et pénétrantes des vies de Baudelaire, Genet, et Flaubert, ainsi que d autres textes plus brefs, Sartre s attache à comprendre l existence de ces écrivains en étudiant aussi bien leurs écrits que les différents événements de leur vie.
Depuis des années quarante, Georges Bataille conçoit l idée d écrire un livre sur le pur bonheur . Les documents autour de ce livre sont rassemblés par Francis Marmande sous le titre «Dossier du Pur bonheur» dans le douzième tome des OEuvres Complètes. Mais le mot bonheur ne s accorde pas très bien aux idées de Bataille, qui, en général, traite de la transgression ou du renversement. Cela nous mène à essayer d éclairer le sens du pur bonheur chez Bataille. Mais plutot que d expliquer ce que signifie le bonheur, Bataille semble souligner l impossibilité d accéder au bonheur. Car d abord, comme il explicite dans «Le bonheur, l érotisme et la littérature»(1949), la recherche du bonheur elle-meme n est qu un travail, tandis que le bonheur se lie au refus de la servitude qui résulte du travail. Puis, dans son article «Le pur bonheur»(1958), Bataille évoque le problème du langage, qui n est pas moins fondé sur le travail humain. Dans la mesure où il ne peut échapper au langage, il ne saurait jamais exprimer ce qu est le pur bonheur. C est pourquoi Bataille fait appel à la poésie. Pour lui, la poésie est le suicide du langage , c est-à-dire le langage qui est la négation de sa propre essence qu est le travail. Tout comme la danse de Dionysos évoquée par Nietzsche, la poésie n ayant aucune fin à accomplir est la pure dépense du langage. Et le poète se détruisant jusqu à la mort est celui qui consume son énergie pour rien. De meme que Bataille laisse inachevé son livre Le Pur bonheur, notre tentative de définir la signification du bonheur chez Bataille est suspendue. Néanmoins, nous avons aperçu comment Bataille faisait de la poésie un moment du pur bonheur.
Notre étude a pour but d élaborer une base théorique qui permettrait une lecture de la nouvelle en relation avec ses « co-textes » et d essayer de lire Tombouctou de Guy de Maupassant dans le réseau de ses « co-textes » qui varient en fonction de ses publications. Les défenseurs de la nouvelle ne cessent de mettre en cause le fait qu elle est souvent définie comme « une sorte de roman ». Car pour eux, la nouvelle est un genre autonome avec ses traits spécifiques et distinctifs, par nature, de ceux du roman. Ils s efforcent donc d analyser chaque nouvelle à part comme nous le faisons avec les romans, pour définir « le nouvellistique » qui constitue l essence de ce genre. Cependant, cette approche générique suppose à tort que chaque nouvelle se lise en tant que telle, d une façon indépendante, en négligeant notre expérience de lecture de fictions courtes, souvent appelées « nouvelles ». Ces dernières sont publiées presque toujours, à cause de l exigence éditoriale, avec d autres textes dans des ouvrages sous la forme de journal, magazine, recueil, anthologie, etc. Par conséquent, elles se lisent nécessairement avec et dans le réseau de leurs « co-textes », qui varient selon le contexte de chaque publication ainsi que celui de chaque lecteur. En un mot, une fiction courte complète se comprend presque toujours, au-delà d elle-même, sous l effet de textes voisins également auto-suffisants. A cet égard, nous avons tenté de lire Tombouctou de Guy de Maupassant en relation avec ses « co-textes » et nous avons pu constater qu une lecture d une fiction courte dépend de ses « co-textes » changeants.
Cette recherche porte sur le caractère postcolonial de l état colonial français, centré sur le film principal de Trinh T. Minh-ha, <Reassemblage> (1982), <Naked Spaces - Living is Round>(1985), <Surname Viet Given Name Nam (1989)> dans les années 80. La réalisatrice est américaine d origine vietnamienne qui s opposait à l histoire coloniale française du Vietnam en tant que mère patrie et faisait deux films de la même manière que l Afrique de l Ouest avec la même histoire coloniale française, à distance des films ethnographiques français. <Reassemblage> traite des villages ruraux du Sénégal qui luttent pour aborder la vie universelle de l humanité, c est-à-dire les problèmes de la vie domestique, de l élevage et de l agriculture, tout à fait différents de la manière dont les anthropologues interviennent dans la vie des minorités ethniques d un point de vue ethnomorphologique. <Naked Spaces - Living is Round> traçait leurs musiques, leurs danses et leurs rituels vers des récits poétiques centrés sur la résidence des tribus autochtones dans six pays d Afrique de l Ouest, au Sénégal, en Mauritanie, au Togo, au Mali, au Burkina Faso et au Bénin.C est une tentative différente de reproduire poétiquement le continent inaccessible de l Afrique à travers les paysages africains, les instruments de musique et les chansons uniques, leurs habitats. <Surname Viet Given Name Nam (1989)> montre l expérience coloniale du Vietnam et que les femmes vietnamiennes après la guerre sont opprimées par le nationalisme et la tradition confucéenne par des entretiens.La réalisatrice crée un documentaire fictif en utilisant une doublure parce que l interviewé est réticent à faire un véritable témoignage.D après elle, le pouvoir mystérieux de l Asie et les émotions africaines de l abîme neutralisent la logique de la dichotomie centrée sur les hommes blancs, blanc/coloré, femelle/mâle, périphérique/centre.Trinh T. Minh-ha prétend que le film ethnographique devrait avoir une nouvelle perspective et, cherche la direction d une véritable harmonie en reconnaissant les conflits comme les écarts et les différences à travers des images et des écrits afin de mener à bien la postcolonisation de l histoire coloniale française.
카빌리 노래와 베르베르 문화운동
카빌리 노래와 베르베르 문화운동
임성희(Sunghee LIM),권호종(Hojong KWON)
프랑스학연구 제81권/ 2017
365-397 (33 pages)
어문학>프랑스어와문학
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Partant d Achewiq, musique traditionnelle de Kabylie, la chanson kabyle a évolué avec l histoire moderne algérienne. La souffrance et la lutte des berbères se reflètent dans l évolution de cette chanson. La chanson, pour la société traditionnelle de Kabylie gardant longtemps l oralité, était un moyen de transmission des informations et un réservoir de la mémoire. Ils chantaient pour l indépendance contre le colonialisme français, et également pour oublier la tristesse de l exil et la souffrance da la guerre. La chanson kabyle a rencontré des nouvelles musiques extérieures si bien qu en dépassant la limite régionale, elle est devenue moderne et qu en évoquant l origine oubliée, elle est devenue un lieu de l affirmation de l histoire en tant que moyen de l identité. La chanson kabyle était le noyau du mouvent de la demande de l identité comme le printemps berbère. Elle était aussi le centre de la production des discours de résistance. Elle est devenue champs de la pratique de la mémoire collective où aucun discours n est interdit.
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