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프랑스학연구

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프랑스어권은 비약적 발전을 이루며 피할 수 없는 세계화가 진행됨에 따라 경제, 정치, 문화, 사회 여러 분야의 교류의 균형에 있어 점점 더 비중을 갖게 되었다. 프랑스어권 국제기구에 가입하면서, 한국의 고위 정치인들은 의심의 여지없이 프랑스어권이 갖는 장점을 알게 된 것이다. 그러므로 프랑스어를 공부하는 고등학생들에게, 단지 프랑스 본국에만 치우친 접근으로 그치지 않고 프랑스어권 문명의 풍부함을 일깨워주는 것은 매우 중요한 문제가 되었다. 이논문은 새롭게 대두한 프랑스어권의 필요성에 답하기 위해 고안된 문화 교육적 도구를 소개하는 것을 목적으로 한다. 이 논문을 통해 독자는 프랑스어권으로 펼쳐진 내용의 풍부함과 쉽게 전파될 수 있는 접근법, 그리고 활동적 관점으로서의 교육적 변화를 계승하는 접근법에 대해 알 수 있을 것이며, 더 보편적으로는 능동적 교수법의 필요성에 대해 알 수 있을 것이다. 이 논문에서, 우리는 프랑스어권의 다양한 면에 다가갈 수 있도록 해주는 활동들의 여러 예시를 들 것이며, 현행 교수법의 개념에 대해서도 자세히 다룰 예정이다.
L objectif de cette étude est de montrer comment un adverbe médiéval devient un marqueur discursif, et de révéler sa particularité syntaxique et sémantique, observée pendant ce processus. En nous appuyant sur les travaux de Dostie(2004), nous inscrivons cette recherche dans le cadre de la pragmaticalisation. Nous considérons les adverbes médiévaux or, sus et çà comme des marqueurs discursifs, qui résultent d un processus de pragmaticalisation adverbiale. Notre analyse vise à mettre en évidence le déroulement de ce processus en moyen français. Pour cela, nous avons examiné les processus de pragmaticalisation des trois adverbes médiévaux (or, sus, çà) qui impliquent un sens commun de type ‘mouvement’. Ensuite, nous les avons comparés avec le marqueur discursif allez du français moderne, qui nous semble poursuivre le même chemin de changement linguistique, puisque ce verbe implique aussi une action de type ‘mouvement’. Les résultats auxquels aboutit cette étude nous montrent bien qu il faut focaliser notre attention sur les éléments sémantiques inhérents aux marqueurs en question. Plus précisément, les trois adverbes examinés et le marqueur allez réalisent tous l acte d injonction, ce qui nous semble dériver de leur noyau sémantique commun: le mouvement. Ce fait permet de les mettre dans un même groupe de marqueurs discursifs et même de les remplacer l un par l autre dans certains cas restreints. Mais il est à noter que si l injonction du marqueur allez est en quelque sorte générale, les trois marqueurs médiévaux impliquent encore leurs premiers sens lexicaux: le marqueur or renforce la réalisation immédiate d une action au moment de l énonciation, à savoir l instantanéité; et sus met l accent sur le fait que l allocuteur(destinataire de l acte d injonction) devient prêt à accomplir immédiatement l action demandée; le marqueur çà implique le mouvement vers le locuteur. Cependant, la pragmaticalisation des adverbes de type ‘mouvement’ accompagne, dans certains contextes particuliers, laquel processus un adverbe se pragmaticalise, et dans quel contexte l un peut remplacer l autre.
Le dialogue interculturel, conçu comme un échange où chacun s’enrichit par la connaissance de l’autre, concerne directement le plurilinguisme. En France, les langues régionales et les langues des migrants coexistent, depuis longtemps, avec le français. Pourtant, la Constitution qui précise que “la langue de la République est le français” et l’idéologie de la République “une et indivisible” sont des obstacles majeurs pour reconnaître, d’une manière officielle, la coexistence de plusieurs langues de France. C’est la raison pour laquelle la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires n’est pas encore ratifiée, malgré plus de 20 ans d’efforts. Qui plus est, les langues des migrants ne sont pas bien reconnues au nom de l’assimilation républicaine. Pour envisager une direction convenable à cette réalité, nous avons examiné les politiques linguistiques actuelles de deux organisations. D’une part, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France intègre la politique du plurilinguisme, plus activement depuis 2013, dans les sections de la culture, des médias, et de l’éducation. Mais cela s’effectue dans le maintien de l’idéologie républicaine, ce qui est contradictoire comme direction. La pratique culturelle des individus en langues régionales continue à travers la musique, la littérature, les médias etc., tandis que la méthodologie de l’éducation comme immersion linguistique n’a pas été réussie à cause du principe de la loi, notamment de la loi de Toubon. De plus, le Ministère de l’Education n’a pas eu la volonté de continuer le programme d’Enseignement des langues et des cultures d’origine sous prétexte du nombre trop faible d’apprenants. D’autre part, l’Agence de la langue française pour la cohésion sociale, créée le 1er janvier 2017, juste après l’attentat de novembre 2015, poursuit le vivre-ensemble avec les migrants à travers la politique du “français pour tous”. Pourtant, l’intégration sociale par la langue française implique la politique d’assimilation, ce qui signifie que les langues des migrants sont devenues secondaires. Ainsi, les tentatives administratives pour le plurilinguisme et l’interaction des cultures n’ont pas rencontré de succès, principalement en raison du principe de la loi et des préjugés envers les cultures des migrants. Mais c’est seulement récemment que l’administration a commencé à se montrer active et que le discours du plurilinguisme a commencé à se répandre en France, et on sait que le changement n’est pas immédiat. Par conséquent, afin d’incarner la politique du plurilinguisme et de réaliser le dialogue interculturel, l’idée de la République “une et indivisible” et la protection de la langue française devraient être reconsidérées, en acceptant que les cultures ne sont plus immuables, mais dynamiques et interactives.
Cette étude trouve son origine dans le problématique formé au cours de l’étude intitulée « La reconstitution de la réalité dans le média français : lorsque le racisme et le terrorisme se rencontre ». Cette dernière avait pour objectif d’analyser de quelle manière le média français réorganise un fait relatif à un événement terroriste particulier, c’est-à-dire quel cadre il propose pour cette réorganisation, en étudiant des cas concrets. Cette analyse est faite au niveau linguistique,autour du lexique employé dans le contenu de la manchette et de l’article des journaux,et en procédant le travail, nous avons pu prendre conscience de l’importance que porte les photographies dans les journaux. Dans cette étude dont il s’agit ici, nous avons essayé d’analyser les images dans les journaux, c’est-à-dire les photographies qui y figurent, qui étaient jusqu’aujourd’hui mises de côté dans les articles des études de la linguistique française. Pour ce travail, nous avons essayé de faire une analyse, se basant sur l’étude de CHOI Yong-Ho effectuée sur les différentes catégories qui se forment entre les éléments visuels et les éléments linguistiques, dans les articles portant sur les événements terroristes. De ce travail nous avons pu déduire que non seulement le langage mais l’image aussi joue un rôle important dans la reconstitution du frame pour considérer un événement. De même, le résultat de l’analyse détaillée nous a permis de voir que la réorganisation d’un événement à travers une image est faite de manière effective suivant la tendance idéologique du journal. 《Le Figaro》 a comme caractéristique d’ancrer les photos du lieu de l’attentat en les présentant sur la une, et pour ce faire, il utilise activement un cadre amplifiant et dramatisant l’événement, plus qu’il l’est en réalité, ce qui satisfait les lecteurs à tendance de droite d’une mentalité anti-islam. 《Libération》 a la particularité de préférer la manière réversive qui renforce l’image linguistique, et non visuelle, ce qui montre la liberté qu’a ce journal par rapport aux autres journaux depuis sa fondation. Son caractéristique de s’opposer au cliché social et à l’idéologie de droite apparaît souvent de façon réversive sur la une du journal. Ainsi, 《Libération》 forme un cadre pour attirer l’attention des lecteurs de gauche qui constituent sa principale catégorie de lecteurs. 《Le Monde》, pour sa part, essaie de proposer un cadre neutre et raisonnable. Nous avons pu voir que le texte et la manchette de ce journal travaillaient en synergie en s’harmonisant de manière modérée et symbolique. De cette étude, nous avons pu vérifier clairement que la manière de reconstituer un événement terroriste des trois journaux diffère nettement non seulement au niveau linguistique mais au niveau d’image visuel, et qu’ils présentent sur la une du journal le cadre, réorganisant l’événement, adapté à chacune de leur idéologie.
L histoire de Don Juan, devenue mythe aujourd hui, est toujours luecomme celle d un séducteur inoubliable. Dans cette étude nous lisons cette histoire en donnant la primauté à la statue du commandeur qui emmène aux enfers ce séducteur, appelé également trompeur ou abuseur, ou fils criminel, athée foudroyé par d autres auteurs. La statue autrement dit pierre, empruntée de plusieurs contes populaires européens constitue une partie essentielle de l histoire de Don Juan. La statue du commandeur, mort, se meut, accepte l invitation d un vivant et même invite ce dernier à son tombeau. Elle interrompt la suite des méfaits du séducteur; son apparition transforme le monde vraisemblable sur scène en monde fantastique. À la différence de ses prédécesseurs Molière a imaginé cette statue comme un être ou une chose indéterminée et mystérieuse. C est vrai que le commandeur avait été tué par Don Juan dans le duel; mais celui-ci a déjà eu grâce de cette affaire. Le commandeur n a donc pas de raison de revenir pour reprocher son tueur. Par ailleurs, soulignant côté blasphématoire dans le caractère de son Don Juan, Molière nous fait considérer la statut comme messager envoyé par le Ciel. Mécréant, Don Juan s appuye sur la connaissance scientifique. La statue bougeant et parlant devrait être un phénomène incompréhensible non seulement pour Don Juan, disons, scientifique, mais également pour les spectateurs, surtout modernes. Mais la statue de commandeur dans l oeuvre de Molière nous donne une grande possibilité de l interprétation de ce rôle indéfinissable et irréfragable.
Ce que Le Clézio poursuit à travers son travail est un retour au paradis. Le paradis artificiel construit par la civilisation moderne et urbaine sépare et aliène l homme de la nature. Le vrai paradis qu il pense veut dire notre paradis perdu ou` nous pouvions communiquer avec la nature en vivant comme une partie de la nature. Dans le paradis artificiel de la ville moderne, nous nous trouvons sur les cycles quotidiens de répétition infinie ou` il arrive l aliénation, la violence, le désir et la frustration. En s’en sortant d’atmosphe`re sombre et délirante, l’on peut en arriver a` la récupération du paradis, à l âge d or d’enfance possible de communiquer avec la nature Ses protagonistes ne sont pas en mesure de s adapter à la vie urbaine uniformément. Leurs différentes évasions sont un voyage pour réaliser un rêve de retrouver le paradis perdu. C est le but constant de son écriture. Ainsi, les récits le cléziens nous montrent obstinément la poursuite de retrouver le paradis de l âge d or par l’accord et la communion avec la nature. Alors notre étude a pour but de suivre le trajet de la fuite et le retour par les deux nouvelles fort contrastes.
Au cours des dernières décennies, la poésie française est caractérisée par «l’ouverture au monde», mise en relief par Michel Collot. Pourtant, pour ce qui est de cette tendance, nous nous intéressons moins à la jeune génération de poètes qu’à un de ses précurseurs de la première moitié du XXe siècle, Jules Supervielle. Chez celui-ci la poésie s’unit, en acceptant les diverses localités de pays lointains, à la géographie. La poésie superviellienne est remarquable non seulement pour son excellente véracité géographique mais aussi pour son imagination féconde géographique. L’expression «entre l Europe et l Amérique du Sud» s’accorde à la situation géographique, psychologique de Supervielle. Et comme suggère bien l’expression “Ulysse Montévidéen”, il rêve du retour à l’Amérique du Sud, sa véritable patrie. Par ailleurs, nous tentons d’interpréter son imagination géographique s’appuyant sur «la dialectique du voyage et de l’habitation» proposée par Kenneth White. Il s agit de l imagination par laquelle Supervielle s identifie à Christophe Colomb qui a quitté l Europe et découvert le Nouveau Monde. Son imagination géographique concerne alors moins la dimension biographique que celle d’historique et de collectif. En fait, son imagination géographique imprègne sa poésie d expérience historique des Pionniers qui ont exploité les terres inconnues, comme le montrent plusieurs de ses poèmes. Chez ce poète l Europe et l Amérique du Sud s’affrontent comme un lieu de départ et un lieu à atteindre. D’ailleurs, Supervielle représente son désir de traverser une distance interstellaire au lieu d une mer entre deux continents. Ce poète-astronome qui rêve d un « nouveau monde » à travers le télescope astronomique serait le conquérant de l Univers qui porte déjà une «carte du ciel» dans son intérieur. Pourtant, Supervielle vise moins une conquête physique que la communication cosmique par laquelle il accueille tous les êtres dans l’Univers, s’approprie toutes les maisons cosmiques. Soit le nouveau continent, soit l’espace interstellaire, Supervielle l’aspire paradoxalement pour finir son errance. Il veut y atteindre pour une véritable installation et communication, en tournant le dos aux maisons européennes étroitement fermées.
Qu’y a-t-il de poétique exactement quand on dit que J.-J. Rousseau a inventé par Les Rêveries du promeneur solitaire une forme de prose poétique ? Notre réponse est que le citoyen retiré n’a pu élaborer une écriture poétique inconnue qu’en critiquant radicalement le fondement social de l’acte d’écrire et de la conscience écrivante. Et si la forme des Rêveries s’est définie paradoxalement comme « informe », et que l’ultime ouvrage de Rousseau a pu par là échapper au classement traditionnel de poésie et de prose, c’est que le Citoyen exilé a su, mieux que personne, pénétrer une connivence classique du social et de la forme dans l’écriture. Pour constater ce fait, nous examinons le problème de la distinction de poésie et de prose dans quelques articles de l’Encyclopédie, et puis, scrutons l’idée, la méthode et le thème de l’« informe » dans Les Rêveries.
Avec l abolition des privilèges lors de la Révolution, un ordre social et politique à partir de l égalité des droits s établi, au moins en principe ; mais aussi avec l aménagement des systèmes économiques et sociaux dès le règne de Napoléon 1er, l industrie française commence à se développer ; petit à petit la France entre dans l ère industrielle ; enfin, il arrive une époque dans laquelle l argent(le capital) est le plus important. Balzac décrit de façon magnifique les situations réelles de la société moderne industrielle ; et parmi les personnages balzaciens il y en a beaucoup qui cherchent à remporter des biens héréditaires et à se marier avec une héritière riche ; mais dans une société où chacun peut réussir avec son mérite et son effort, pourquoi ils se comportent comme cela? Quelle est la raison de cette conduite? Notre étude a pour but de répondre à cette question, concernant les 4 personnages ; il s agit de Rastignac dans Le père Goriot et de Charles Grandet, Adolphe, Bonfons de Cruchot dans Eugénie Grandet. En conclusion, c est surtout parce que la société française d alors était celle d hérédité, marquée par l excès de centralisation capitale ; mais aussi c est parce que c était la société de capitalisme patrimonial, dans laquelle celui qui capte un héritage à tout prix pouvait vivre beaucoup plus cossûment que celui qui vivait de ses études et de son travail; c est pourquoi l héritage et le mariage jouaient un rôle très important. Dans cette société il se produit nécessairement un écart fort entre le revenu du travail et celui tiré des biens héréditaires ; aussi bien pourquoi travailler dans cette situation? pourquoi s y conduire moralement? Dans cette société léonine, c est évident qu il vaudrait mieux ne pas rater une chance de saisir l héritage considérable ; voilà pourquoi nos personnages, à savoir Rastignac, Charles Grandet, Adolphe et Bonfons de Cruchot font tout pour saisir ces belles chances ; et leurs efforts pour les remporter sont acharnés, et souvent même immoraux ou ignobles.
L’objectif principal de cette étude est de mettre en lumière l usage social de la littérature de R. Barthes à partir de ‘diaphora’ qui est un terme cher à lui et qui est défini par lui comme “ce qui distingue une chose d une autre”. Cette notion est, semble-t-il, un des noyaux durs du pouvoir contestataire et résistant de la littérature qui est maintenu dans toute sa carrière intellectuelle du Degré zéro de l écriture jusqu à La Préparation du roman, son dernier ouvrage posthume publié en 2003. Juste avant sa mort, il veut écrire un roman, Vita nova, pour sortir de l acédie causée par la mort de sa mère. Il n a pas réussi à l écrire. Mais il propose, dans La Préparation du roman, le processus quasi total qui le guide de la ‘notation’ qui ressemble au haïku, une des formes très courtes et transparentes de la poésie traditionnelle du Japon, au ‘roman’ en passant par la ‘note’ qui se sert de base du ‘fragment’ préconisé par lui dans ses plusieurs ouvrages. Face aux êtres du monde, R. Barthes veut aller tout droit à leur quiddité, donc à leur essentialité. Pour cela, il ne voit qu une seule voie : c est de saisir leurs nuances et leurs moires infiniement variables qui sont des éléments de ‘diaphora’. Après cette exploration, il veut les représenter littérairement une à une au lieu de les généraliser et de les conceptualiser. Il conviendrait, à ce propos, de noter que cette notion ‘diaphora’ pourrait être un des éléments secoureurs face à la crise et à la mise en accusation de la littérature dont on parle sans hésitation dans l état actuel des choses.
Émile Zola définit Pot-Bouille comme un livre férocement gai et tragique dans le simple . Il professe par ce roman la vérité, critiquant la morale et les habitudes sociales hypocrites. Cette oeuvre est écrite lors de la crise mentale de l auteur suite aux morts successives de Duranty, Flaubert et de sa chère mère. En fait, Zola a voulu traiter l étude de la bourgeoisie dans Pot-Bouille. Les bourgeois l ont attaqué sévèrement au nom de la moralité après la publication de L Assommoir et surtout après celle de Nana. Zola n est pas resté sans se défendre et l attaque à son tour violemment. Dans Pot-Bouille, il décrit impitoyablement l immoralité cachée, la pourriture, l hypocrisie des bourgeois qui vivent dans un bâtiment neuf bourgeois de la rue Choiseul dans le 2ème arrondissement de Paris. Il nous montre leur vérité camouflée sous leur apparence somptueuse. Cette classe dominante et triomphante, n est ni meilleure que le peuple, ni différente de celui-ci qu elle exploite. Seule l apparence est différente. Zola pense néanmoins que le peuple est plus propre plus instinctif mais pas compliqué. Sa critique impitoyable sur la bourgeoisie est faite sous la volonté morale. Zola a pensé que l écrivain a un rôle social. D après lui, il doit analyser la société parce que de la connaissance seule de la vérité que pourra naître un état social meilleur . Pour améliorer la société, Zola a tout observé et a tout écrit. Zola s est écrié dans Le Voltaire, Nous mourrons de fausse vertu et de fausse pudeur . Il a voulu sauver la société de la pourriture et de l écroulement en décrivant la vérité, en nous montrant la réalité telle qu elle est.
L’Envers de l’histoire contemporaine est le dernier roman de Balzac achevé en 1848, dont la conception remonte jusqu’à 1841. Le roman se compose de deux parties : la première, intitulée Madame de La Chanterie, a été écrite et publiée de 1842 à 44, mais la deuxième, L’Initié, n’a paru qu’en 1848, deux ans avant la mort de l’auteur ; autrement dit, L’Envers de l’histoire contemporaine a été rédigé pendant presque toutes les années 1840, même avec un intervalle de trois ans. Notre étude a pour but de montrer comment la conception du monde a changé au fil des dernières années de l’auteur, et comment ces changements sont reflétés dans cette oeuvre, en particulier, à travers les espaces romanesques. Dans la préface de Splendeurs et misères des courtisanes, Balzac dit que “l’auteur prépare [...] un ouvrage où se verra l’action de la vertu, de la religion et de la bienfaisance au coeur de cette corruption des capitales.” Autrement dit, cette oeuvre vise à nous dévoiler l’envers de Paris où travaille la religion catholique afin de “panser les plaies” de l’endroit de la capitale. Cependant cette ambition, qu’il a suivie durant la rédaction de la Madame de La Chanterie, se perd avec le temps. Même s’il n’a jamais renoncé en apparence à son projet de départ, on peut voir, à la fin de l’histoire de L’Initié, que sa croyance sur la religion et son pouvoir de rétablir l’ordre de la société s’est évanouie.
Le Père-Lachaise, ouvert au public depuis 1804, est l’un des trois cimetières parisiens avec ceux du Montparnasse (1824) et de Monmartre(1825). Nous étudierons l’importance de ce cimetière dans trois parties : l’essence de l art français, un site historique français et le patrimoine culturel du monde. Le Père-Lachaise se différencie nettement des cimetières existants dans la mesure où il donne l impression d un parc bien aménagé avec de grandes sculptures. Le spectacle des tombeaux invite les visiteurs au recueillement et à la méditation. Les premières stèles étaient très simples et austères. Mais les monuments élevés en 1817 en l honneur de Molière et de La Fontaine d une part, d Héloïse et Abélard d autre part, donnent le vrai signal pour la construction d’édifices grandioses. Le cimetière est considéré non seulement comme l’un des musées parisiens en plein air parmi les plus prestigieux, mais aussi comme un haut lieu de mémoire collective. En effet lorsque les défaites de Napoléon entraînent l invasion de Paris, le Père-Lachaise, lieu hautement stratégique, devient le théâtre de combats violents. Le cimetière conserve également les vestiges de l histoire de France avec le Mur des Fédérés, les monuments aux morts pour la France et les monuments à la mémoire des déportés. Les Français y découvrent leur histoire, animés par un élan de solidarité et de patriotisme. En même temps, ils peuvent se livrer à une critique de leur histoire et à une introspection éclairant le présent et l avenir. Le cosmopolitanisme est l’un des traits majeurs du Père-Lachaise. Tout le monde est accepté sans pour autant pratiquer le mélange des confessions. Incroyants et croyants se répartissent aujourd hui dans le cimetière en fonction du choix de chacun et des emplacements disponibles. Bien sûr les célébrités étrangères y occupant une place importante, des touristes du monde entier viennent au Père-Lachaise pour commémorer leur mémoire. Mais l’inhumation de l élite politique, sociale, économique, culturelle, scientifique et militaire parisienne est également un élément déterminant pour expliquer la notoriété du cimetière. Les monuments funéraires du cimetière du Père-Lachaise et leurs styles, caractéristiques des mouvements artistiques de l’époque de leur construction, permettent une approche différente de l’art et l’exercice d’un certain sens esthétique. L’histoire de la vie des personnalités inhumées au cimetière permet aussi de réfléchir à la postérité et à sa propre finitude autrement dit d’avoir une pensée philosophique. Jardin des morts, le Père-Lachaise est aussi un lieu d agrément pour les vivants. Le passé, le présent et l avenir s’y croisent au détour des monuments historiques. Le Père-Lachaise, évoluant sans cesse, fait partie du patrimoine culturel du monde.
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